Association Malienne des Expulsés

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Chasse aux migrants en Algérie : le président de l’Association malienne des expulsés fait le point

Après une vague d’expulsions massives en septembre et octobre 2017, les interpellations des migrants subsahariens en Algérie ont repris. Depuis début 2018, près de 1500 migrants maliens ont été chassés dans des conditions de précarité inacceptables suscitant l’indignation de plusieurs ONG internationales.
par Meryam MESKI 19/03/2018 à 10:00
source ; http://www.2m.ma/fr/news/la-chasse-...

Contacté par 2m.ma, le Président de l’Association malienne des expulsés Ousmane Diarra affirme que les ressortissants maliens atterrissent en grand nombre quotidiennement à Bamako, manquant des conditions élémentaires d’hygiène et de sécurité. « Depuis le mois de janvier 2018, près de 1500 maliens ont été expulsés d’Algérie. Leur nombre peut aller de 8 jusqu’à 400 par jour. Ils arrivent sans un sou en poche et dans des zones généralement non sécurisées », nous-a-t-il indiqué.

Femmes, enfants, ou personnes âgées, les migrants sont tous traités de la même manière. Une manière qui ne répond absolument pas au droit international, bien que l’Algérie soit membre de la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles, a-t-il déploré.

Selon M. Diarra, les migrants subsahariens expulsés subissent toutes sortes de violences, physiques et morales. « Les autorités algériennes effectuent des descentes dans les chantiers, les transports en commun et les lieux publics pour regrouper le maximum de migrants et ensuite les emmener jusqu’à la frontière. La plus part d’entre eux (migrants) sont tabassés et humiliés », a-t-il affirmé en se basant sur les témoignages des migrants expulsés.

Interrogé sur leur plan d’accueil et d’intégration des migrants expulsés, Ousmane Diarra indique que l’association n’arrive malheureusement pas à répondre à l’ensemble des besoins des victimes. « Nous avons actuellement un plan d’actions qui consiste à assurer le transport des migrants depuis Bamako et les raccompagner jusqu’à leurs localités, mais cela reste insuffisant. Ils ont surtout besoin de s’intégrer à nouveau dans leur société et de trouver un emploi pour subvenir à leurs besoins », regrette-t-il.

lundi 19 mars 2018

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