Migration : vers l’élaboration d’un plan stratégique de protection et de promotion des droits humains
Les responsables du « Projet Migrant », en partenariat avec Swisscontact, Donilab et l’Association malienne des expulsés ont organisé, samedi dernier, une conférence de presse pour sensibiliser sur la migration irrégulière et surtout proposer des alternatives à ce phénomène. Dans son exposé, le coordinateur du « Projet Migrant », Dr Bréma Ely Dicko, a expliqué que les facteurs qui poussent les gens à migrer vers l’Occident sont d’ordre économique, culturel, socio-démographique, politique, climatique ou sanitaire. Selon lui, la migration recèle des bénéfices pour les pays d’origine. Par exemple, l’apport de la diaspora malienne au pays est estimé à des centaines de milliards Fcfa par an.
Le conférencier a également mis l’accent sur les conséquences négatives de la migration (…) +Maliens, Guinéens et Congolais sont désormais tenus de demander une autorisation pour se rendre au Maroc
(...) ce dispositif est surprenant et incompréhensible vu les relations cordiales entre le Royaume, Mali, la Guinée Conakry et le Congo Brazzaville. Certains n’ont pas hésité à considérer l’instauration de ce système comme un diktat de l’UE. « Cette mesure s’inscrit parfaitement dans la politique européenne de gestion de la migration qui a transformé les pays du Maghreb en de simples gendarmes chargés de surveiller et de contrôler les flux migratoires en provenance d’Afrique », nous a déclaré Ousman Diarra, président de l’Association malienne des expulsés qui pense que le Maroc a été le premier pays du Maghreb à avoir pris cette décision et il pense que celle-ci augure du fait que l’Algérie, la Tunisie et la Libye lui emboîteront le pas.
Désormais, les ressortissants du Mali, de la Guinée Conakry et du Congo Brazzaville seront (…) +
Les violations des droits humains des migrants africains en Angola
Depuis un certain moment, la communauté africaine vivant sur le territoire angolais est l’objet de toute sorte de violation de ses droits les plus fondamentaux par les autorités de ce pays. La Charte Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples protège les droits des migrants dans tous ses aspects contre les violations des droits et l’Angola est justement membre de l’Union Africaine. Ainsi, ces violations se matérialisent par des arrestations musclées et arbitraires, des emprisonnements dans des conditions inhumaines et dégradantes (art.5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples) de même que les expulsions collectives pourtant interdites par la Charte Africaine dans son article 12.5.
L’AME est vivement préoccupée par les récentes arrestations, détentions et expulsions des (…) +Les autorités angolaises lancent « la chasse aux ressortissants sub-sahariens en situation irrégulière ». Une opération dénommée « expatriado » est en cours en ce moment. Elle vise à « expulser tous les immigrés en situation irrégulière en Angola ». Des ressortissants maliens témoignent des « cas d’emprisonnement suivis de pires formes de maltraitance et d’humiliation ». Pour l’instant, difficile d’avoir des chiffres officiels sur le nombre de Maliens victimes. Mais ceux joints sur place appellent à l’aide des autorités maliennes.
Selon certains Maliens, ces opérations d’expulsion ont débuté dans les zones minières. Elles se (…) +Derniers articles :
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