Association Malienne des Expulsés

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Améliorer l’accès aux soins en santé mentale pour les personnes migrantes en situation de retour forcé au Mali

L’Association Malienne des Expulsés est dans la mise en œuvre du projet Ma- 052 « Améliorer l’accès aux soins en santé mentale pour les personnes migrantes en situation de retour forcé au Mali » conjointement mené avec Médecins du Monde France (MdM). Le projet est financé par l’UE et le PNUD dans le cadre de l’Initiative Conjointe Migration et Développement (ICMD- JMDI)
 
Essentiellement, il s’agit d’un renforcement MdM des capacités AME par des séries de formations sur la détection et la gestion des signes de stress post traumatiques chez les expulsés et refoulés que nous accueillons quotidiennement.
 
Avec 12 intervenants y compris ceux des 02 antennes locales aux frontières (Points de refoulements et d’accueil des migrants reconduits de la Mauritanie et d’Algérie) nous appliquons les techniques de l’écoute et l’accompagnement medico social (acquises des formations) à l’endroit des personnes qui arrivent le plus souvent désemparées et affectées par les conditions de la rupture du projet migratoire.

Régulièrement l’AME accueille depuis 2006 les migrants en retour forcé à l’Aéroport de Bamako- Senou, dans les gares routières de la capitale, et nous menons ces activités ponctuelles dans les antennes locales de Nioro du Sahel et Kidal.
 
En fait l’engagement humanitaire dans cet exercice relève des observations faites suite à une présence régulière auprès des personnes reconduites ou refoulées vers la Mali. Les effets secondaires du retour forcé se sont manifestés par des difficultés de rentrer en famille, de reconnaitre la réalité de la nouvelle situation, de reprendre pieds dans le pays après de longues années d’absence, l’incompréhension des parents et les regards compatissants- accusateurs de l’entourage familier, etc.
 
De sérieuses conséquences ont découlées des expulsions et refoulements allant des ruptures de famille à l’abandon ou la mise en exil de certains membres proches du migrant, ou de lui même ayant perdu tout espoir de réaliser les espérances portées sur ses épaules lors du départ ailleurs. La décision d’aller à l’aventure est volontaire mais elle relève bien souvent des raisonnements socio culturels des individus.

Le retour forcé et brutal est très souvent le facteur déclencheur des stress et troubles post traumatiques. Les intervenants AME se trouvent confrontés aux questionnements et appréhensions des gens qui ont tout entrepris pour immigrer, et qui reviennent où ils ont tou sacrifié pour quitter à la recherche du mieux être ailleurs.

Le projet Santé Mentale des Migrants prend en compte les anciens migrants revenus, les immigrants arrivant en retour involontaire, les candidats au départ, l’entourage familier des personnes. Avec l’accompagnement technique de la formatrice MdM les prise en charge se développent pour le bien être général et la visibilité des personnes affectées par la migration.

Une présentation du projet a été menée auprès des autorités, structures et services intervenants sur la thématique Migration. A ce titre l’AME et MdM ont rencontré le Ministre des Maliens de l’Extérieur, le Directeur- Régisseur du Centre d’ Information et de Gestion des Migrations au Mali, l’Agence Nationale de Promotion de l’ Emplois, le GRDR, la FECONG, le Ministre de la Sécurité Intérieur, la Délégation Général des Maliens de l’Extérieur, la Cellule du Codéveloppement, le chef de la Délégation Malienne à la Commission Mixte Franco Malienne sur l’Immigration et la Coopération Internationale, le Commissaire de la Police de l’Air et des Frontières- Aéroport, le Préfet et le Commissaire de Nioro du Sahel, le député et le Maire, le Service du Développement Social et les Responsables de l’hôpital de Nioro, le sous- préfet et le Conseil Communal de Gogui.
Des démarches sont en cours au niveau du Ministère de la Santé, au Gouvernorat et Mairie du District de Bamako en plus du Ministère du Développement Social et des personnes âgées.

Le soutien médicosocial prend en compte à l’arrivée des migrants ; les conditions physiques et morales des personnes que nous accueillons et de faciliter leur réintroduction dans le courant social en lien avec l’entourage familier.
L’innovation réside dans la constitution d’un réseau de psychologues praticiens locaux qui vers qui les intervenants référent les cas graves nécessitant une psychothérapie soutenue.
 
La conduite du projet devant avoir une valeur partagée ( opinions et communautés) la visibilité se traduit par une série de campagne de sensibilisation tous azimuts, la jonction avec d’autres programmes de développement socio- professionnels inscrits dans le document national de réduction de la pauvreté et la tenue d’un séminaire international en fin d’exercice pour capitaliser les données globales recueillies.
 
Dans le principe nous évoluons dans l’aide d’urgence (accueil- hébergement- soins de santé physique et aide au transport) et le soutien humanitaire (écoute et accompagnement psychologique- aide juridico- administrative) pour l’atteinte de nos objectifs du plaidoyer sur les conséquences des politiques migratoires face aux initiatives et conditionnalités de développement des pays d’origine des migrants.
 
Pour l’appropriation nous avons réorganisé la structuration du travail dans l’association.
L’AME évolue avec 3 Pools de gestion et de conduite des activités quotidiennes :
- Pool documentation et finances (lien administratif national- archivages- gestion financière)
- Pool plaidoyer- communications et appui juridique(en lien avec les mouvements de soutien nationaux et les plateformes de la solidarité internationale)
- Pool Solidarité Migrants (accompagnement medico- social- suivi des personnes référées- état général des expulsés et refoulés accueillis)
 
Deux équipes sont disponibles en permanence : l’une pour l’accueil et l’orientation des personnes au siège et l’autre pour les maraudes, interventions extérieures et les actions sociales. Cette configuration est soumise aux décisions du bureau national de l’AME dirigé par le Président Ousmane Diarra, ancien immigré expulsé de l’Angola en 1996.

mercredi 18 novembre 2009

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